Return to site

Et si tout ça n'était qu'une question d'émerveillement ?

Ça y est, ça fait maintenant 11 jours que j'ai emménagé à Paris Bastille, que j'ai fait le grand saut et mes "au revoir mais à très vite" au Grand Nord. Ça faisait 12 ans que j'étais (bien) installé à Lille, alors autant vous dire que la douche a été un peu froide…
 
Jeudi 1er juin : contrat signé, caution laissée, clé emparée ! Je me retrouve seul dans l’appartement, et là, grosse montée d’angoisse. D’un coup, Paris n’était plus la ville qui m’enivrait tant à chaque déplacement, la Belle que je connaissais depuis peu mais que je commençais à apprivoiser. Là, elle m'engouffrait, m'effrayait... Je suffoquais et j'avais besoin d'un bol d'air frais le long des quais.
 
Je redescends vers le Pont Sully. Le spot est magnifique, le soleil en pleine tronche et pourtant, elle ne me quitte pas... Cette solitude toute puissante qui monte, me pèse et me fait me sentir maladroit avec Elle, mon coup de cœur du moment. Ça ne va pas, c’est compliqué, on n’arrive pas à s’ajuster paisiblement. J’avais envie de lui parler et elle, elle est complètement bloquée. Je ne lui en veux pas.
 
Alors je dégaine mon "appel à un ami" : Arnaud, le genre d'ami qui ne se compte que sur les doigts d'une main. Il est coach en développement personnel, il sait faire, ses mots m'apaisent et me ramènent à l'instant présent : respiration, observation, sensations olfactives, audition… Se recentrer, aimer le moment, m’aimer, retrouver ma flamme, celle qui part des tripes, qui me donne la rage de traverser cette expérience de dingue !
 
Ça a duré 1 heure et ça m'a fait l'effet d'un hug téléphonique. Et bon sang, qu'est-ce que ça fait du bien ! Les yeux humides et le cœur léger, je regarde la Seine et je retrouve mon émerveillement pour la Belle des Quais, pour les amoureux qui flânent le cœur dans le cœur…
 
Je me remets en selle et je décide de rencontrer mon Summer Coloc (il n’est là que pour 3 mois). On retrouve d’autres parisiens et je ressens à nouveau une forme de suffisance dans le propos des situations partagées, sans compter la compétition de celui qui a eu la journée la plus impressionnante, la plus chargée, avec les meilleures rencontres, le meilleur business, blablabla…
 
Et en les regardant après cette parenthèse, je me dis : "Et si ce n’était qu’une question d’émerveillement ?"

 

Jeff Carré

bonjour@jeffcarre.com

All Posts
×

Almost done…

We just sent you an email. Please click the link in the email to confirm your subscription!

OKSubscriptions powered by Strikingly